Pourquoi le coaching est un métier d’avenir

P
Le coaching, d’une certaine manière, se situe à l’opposé du consulting.
Le coaching, d’une certaine manière, se situe à l’opposé du consulting.

Cet article invité a été proposé par Yohann Duclos, entrepreneur, coach et auteur du blog generationcoaching.fr.

Aujourd’hui plus que jamais, devenir coach se présente comme une solution performante pour qui veut accompagner les entreprises et les individus dans leur développement. Mais alors que l’on voit fleurir un peu partout des personnes qui se prétendent coach de tout et n’importe quoi, il est peut-être temps de rappeler qu’être coach, c’est un métier, et que devenir coach, c’est un apprentissage : retour sur une notion qui fait des vagues.

Le coaching : histoire d’un métier

Vouloir devenir coach, c’est bien, mais encore faut-il savoir ce qui se cache réellement derrière ce mot servi à toutes les sauces ces dernières années. Si le mot est neuf en France, le concept, lui, est bien plus ancien. Le principe du mentorat, version française de cet anglicisme galvaudé, trouve ses origines dans des philosophies orientales, principalement chinoises. Et c’est après avoir fait un détour par les États-Unis, où il a connu un succès retentissant, que le coaching a fini par arriver en France il y a une dizaine d’année sous l’influence de nombreuses sciences.

Le coaching s’appuie, pour garantir son efficience, sur un grand nombre de théories scientifiques différentes, en premier lieu desquelles celles de l’école de Palo Alto. Née dans les années 50 aux États-Unis, ce courant de pensée, en rupture totale avec les études de psychiatrie de l’époque, refuse en effet de comprendre l’individu en dehors du tissu de relations interpersonnelles dans lequel il évolue. C’est donc finalement une approche systémique de l’individu que les tenants de ce courant mettent en place. À la suite de Palo Alto, de nombreuses autres théories voient le jour. Erving Goffman, s’il n’est que rarement cité par les coaches, s’inscrit dans cette lignée. L’Analyse transactionnelle et la Programmation Neuro Linguistique lui emboîtent le pas, suivies quelques années plus tard par la synergologie.

Ainsi, le coaching s’appuie sur cette idée qu’un individu, loin d’être isolé, est au contraire constamment soumis aux pressions des relations interpersonnelles qu’il entretient avec les autres individus de ses différents cercles – Bourdieu parlera d’habitus – le problème étant que les individus n’ont pas conscience de cette toile sociale qui les détermine. Ils sont donc freinés dans leur développement, ralentis dans leur progression, castrés dans leur expansion. Et ce, individuellement ou collectivement.

La prise de conscience – Bourdieu, encore lui, parlera de conscientisation – est donc une étape fondamentale dans le processus de coaching.

  • Les fondements du coaching ? L’art du questionnement, l’attention portée aux signaux verbaux et non verbaux, la reformulation, le feedback, la prise de conscience, etc.
  • L’objectif du coaching ? Aller résolument vers l’avant.

 

Quelle est la différence entre le coaching et la psychologie ?

À l’inverse de la psychanalyse ou de la psychologie, qui reposent sur la recherche rétrospective de freins inconscients et de causes profondes, le coaching, lui, a pour but, par la confrontation au réel et à l’hic et nunc d’amener un individu ou un groupe d’individus à dépasser des obstacles pour se projeter vers le futur.

Vouloir devenir coach, c’est donc accepter cela ; ’est s’engager et faire le choix de devenir un vrai professionnel au service de l’épanouissement des Hommes et des Organisations en activant les potentiels Humains. Devenir coach, c’est devenir un acteur du développement personnel et collectif du monde de demain.

 

Le coaching : quel intérêt pour l’entreprise ?

Le coaching, d’une certaine manière, se situe à l’opposé du consulting.
Cliquez ici pour retweeter - Partagez sur Facebook
Cela peut paraître paradoxal et pourtant il n’en est rien. En effet, le consultant, certes après une analyse de la situation, propose une solution toute faite venue de l’extérieur et issue de programmes prédéfinis. La situation particulière de l’entreprise est réduite à un archétype auquel correspond une solution.

Le coach, lui, en accompagnant d’abord le manager puis l’équipe entière, amène les individus à développer leurs propres solutions, à comprendre les mécanismes qui les guident pour les retourner à leur avantage. Le coach ne se substitue pas à son interlocuteur, il le guide et l’accompagne ! Et pour ce faire, après une analyse des objectifs finaux, le coach établit une sorte de tableau de bord, un programme établissant des objectifs précis, classés par étapes.

Ainsi, l’individu ou le groupe coaché se trouvent régulièrement devant de petites victoires, une fois que chaque objectif est atteint. De cette manière, pas de solution radicale et douloureuse, pas de long travail harassant. Juste une succession de changements. De cette manière, le coach renforce les compétences propres des membres de l’équipe qu’il accompagne tout en entretenant leur motivation au fil du temps. Les solutions trouvées sont plus pérennes et efficaces puisqu’elles viennent de l’intérieur et qu’elles collent au plus près des besoins du groupe.

 

Devenir coach : pourquoi une formation ?

On l’a vu, coach, c’est un métier. Par conséquent, comme pour tout métier, devenir coach nécessite une formation. Et une formation longue et pointue. Pourquoi ?

  • Parce que percevoir les signes verbaux et non verbaux et en comprendre les implications ne s’improvise pas.
  • Parce que savoir poser les bonnes questions pour percevoir les freins au développement personnel ne coule pas de source.
  • Parce que comprendre la complexité de la relation demande une introduction sérieuse.
  • Parce que vous aurez à charge d’aider des entreprises, collectives ou individuelles, à se dépasser, à s’épanouir et à aller de l’avant. Et qu’il s’agit là d’une lourde responsabilité qui ne doit pas être prise à la légère.

Ainsi, une fois la formation en coaching suivie, vous serez à même de coacher en maîtrisant les techniques et les outils de l’accompagnement au changement.

  • Vous aurez appris à développer vos capacités mentales et votre intuition.
  • Vous aurez acquis une meilleure compréhension des mécanismes humains.
  • Vous aurez développé les comportements qui facilitent l’expression naturelle.

De cette manière, n’importe qui peut devenir coach. La seule condition : de l’empathie, du travail et une motivation sans faille pour participer au développement des autres, et ainsi, de soi-même.

 

Quelle formation pour devenir coach ?

Pour devenir coach, le plus important est de vérifier le « pedigree » du formateur en coaching, ses certifications, ses maîtres et ses références. Mais également, il est fondamental de vérifier le contenu de la formation. Un formateur capable de vous lister point par point le déroulement de l’enseignement qu’il vous propose maîtrise manifestement son sujet. À l’inverse, un coach qui laisse planer une ombre douteuse sur le contenu de la formation, notamment sous prétexte de secret professionnel, est à éviter absolument.

D’une manière générale, une formation sérieuse en coaching doit contenir au minimum les éléments suivants :

  • Un cours théorique de base sur la philosophie et les techniques du coaching parce qu’on ne peut faire l’impasse sur les fondements théoriques de cette discipline pointue.
  • Un cours de méthodologie.
  • Du coaching situationnel.
  • Du coaching de progrès : c’est-à-dire que les différents apprenants se coachent les uns les autres. Pourquoi ? Parce que d’une part cela permet d’essayer de mettre en application, dès le début de la formation, les théories apprises. Et par ailleurs cela permet de se retrouver soi-même dans la situation du coaché, étape indispensable pour optimiser son accompagnement futur.
  • Enfin des cours spécifiques sur les différents aspects du coaching : lecture du  non verbal et des comportements, les leviers de motivation, les systèmes de représentation mentale, les mécaniques des relations, etc.

 

Devenir coach est un travail de longue haleine mais qui procure un plaisir immense et ouvre des voies infinies de développement, pour soi et pour les autres.

Cet article invité a été rédigé par Yohann Duclos. Auteur du blog generationcoaching.fr, il est également le Créateur du certificat de professionnalisation au coaching « devenir coach« .

Au sujet de l'auteur

Un rédacteur invité

Des entrepreneurs et chefs de PME publient régulièrement leurs conseils et retours d'expérience sur ce blog. Si vous souhaitez vous aussi partager votre savoir en publiant un article sur notre site, visitez cette page :
Comment publier un article invité.
Publier ici un article invité est un excellent moyen de faire connaître votre expertise aux dizaines de milliers d'abonnés de notre newsletter, et d'augmenter le positionnement de votre site dans les moteurs de recherche !

Déjà 2 commentaires

  • Quel plaisir de lire ce genre d’article ! Effectivement cette profession regorge d’un nombre important de coachs sans aucune formation et qui donc… ne sont pas de vrais coachs !
    Pour ma part, j’ai choisi une formation reconnu par l’état (RNCP niveau 1) pour être certaine d’obtenir un enseignement de qualité (https://www.haute-ecole-coaching.com/fr/ – si certains passant par là cherchaient une bonne école). J’en suis très satisfaite car le suivi ne s’arrête pas à la fin de la formation. On bénéficie d’un véritable accompagnement après également.
    Merci encore pour cet article qui met les pendules à l’heure.

À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

/* ]]> */