Les Web TV hyperlocales : des entreprises novatrices qui utilisent l’intelligence collective

L

Cet article invité a été proposé par Jean-Noël Toubon, créateur de www.media-webtv.fr
Dans cet article, Jean-Noël détaille le concept d’intelligence collective, et explique son importance pour les propriétaires de blogs vidéos locaux (web tv) afin de mieux rentabiliser votre site et de développer votre communauté.

pulceoDepuis son arrivée dans les années 90, le web a permis la création d’une nouvelle ressource. Cette ressource est le fruit de la création d’une multitudes d’individus dans le monde. Tous les jours le contenu est enrichi, transformé, supprimé…Cette nouvelle ressource est appelée intelligence collective. Je vous invite à lire James Surowiecki, auteur du fabuleux livre “la Sagesse des foules”.

Ce livre revient sur de nombreux exemples d’intelligence collective à travers les décennies et analyse cette théorie, qui selon Pierre Levy, auteur du livre “intelligence collective” pourrait être défini comme :

« L’intelligence collective est la somme des informations, volontaires ou non, dont les utilisateurs enrichissent le réseau ».

L’intelligence collective limite l’exclusion des individus car comme le précise Pierre Levy :

L’intelligence collective repose sur un principe fort : chacun sait quelque chose.
Cliquez ici pour retweeter - Partagez sur Facebook

Échanger son savoir avec quelqu’un peut être considéré comme une nouvelle forme de lien social. Vous êtes une source de connaissances pour les autres et les autres sont une source de connaissances pour vous. C’est l’expérience qu’a mené Pierre Levy et qu’il a relaté dans son livre “Les Arbres de connaissances”. Ce projet a été expérimenté dans des entreprises, des associations, des collectivités, dans divers établissements. C’est une méthode informatisée qui gère de façon globale les compétences.

Chaque membre d’une communauté peut faire valoir ses connaissances, son savoir pour l’intérêt de tous. Via un écran, chaque membre se décrit et l’arbre de connaissances rend visible les compétences disponibles. Cette carte des savoirs et des compétences de chacun évolue en temps réel, elles ne sont pas figées comme au sein d’une entreprise ou si vous êtes technicien, vous ne connaissez à priori que le métier de technicien, peut être avez vous d’autres compétences, d’autres connaissances…

Valoriser les compétences des « sans-diplôme »

Via cette interface, chacun peut s’envoyer des messages, interagir, visionner les compétences disponibles. Partant du postulat que tout le monde sait quelque chose, ce système peut, à sa façon, lutter contre l’exclusion en valorisant les “sans diplôme”. Dans notre vie de citoyens, nous participons que très rarement aux décisions qui nous concernent, qui nous impliquent, que ce soit dans notre entreprise, au sein de nos institutions. A l’heure de la lutte contre le gaspillage, il en existe un qui pourrait changer en profondeur nos vies et notre société : la mise en commun de la richesse individuelle, des compétences humaines et des connaissances de chacun. Cette intelligence collective est le coeur même du web.

La richesse et le succès du net résident dans le fait que vous pouvez apprendre, progresser, apprendre aux autres… à une vitesse infiniment plus rapide que dans “le monde d’avant”. Cette intelligence collective a profondément changé la société, les entreprises et les individus.

Comment fonctionnent les décisions dans une entreprise « connectée »

Commençons pas les entreprises. Certaines d’entre elles ont mal vécues la transition entre le monde “sans Internet” et le monde “connecté”. Tous leurs schéma hiérarchiques allaient être remis en cause. Avant l’arrivée d’Internet, les décisions dans les entreprises étaient hiérarchisées. Un salarié ne pouvait pas participer au travail du responsable en communication et inversement. Cela avait son lot d’avantages, chaque compétence correspondait à un poste.

Dans le monde connecté, ou les talents, les idées, les compétences ne sont pas uniquement dans le bureau d’à côté mais dans le monde entier, les conséquences sont énormes. Les deux erreurs à ne pas commettre à mon avis est de foncer tête baissée sur Internet pour utiliser ce crowdsourcing (comprenez : utiliser la créativité et les idées des internautes comme source d’informations) sans en appréhender les règles ou au contraire ignorer l’existence de ces informations disponibles à quelques clics.

Dans l’ancien modèle, le schéma était simple. Lorsqu’une entreprise voulait lancer un nouveau produit ou un nouveau service, elle sollicitait son service recherche & développement qui planchait sur des nouveautés, des études marketing étaient lancées, le produit ou le service était mis sur le marché. Le prix était fixé en fonction des coûts de production auxquels on ajoutait une marge. Grosso modo, voici le schéma que les entreprises ont appliquées depuis des décennies.

Avec Internet ce schéma est totalement modifié. Sur Internet, les internautes peuvent participer à l’élaboration de vos produits/services en donnant leurs avis, en proposant des améliorations à sa création mais aussi tout au long de la vie du produit. Une entreprise, que j’appellerai 2.0, ne peut plus composer sans ses clients connectés. Elle est obligée de prendre en considération leurs avis, leurs suggestions, leurs critiques… Il est fini ce temps ou une entreprise pouvait raconter aux futurs consommateurs que ses produits étaient les meilleurs. A la moindre faille, le monde entier peut être au courant. Sur Internet, une bonne nouvelle va moins vite qu’une mauvaise nouvelle. Les entreprises sont obligées d’être transparentes. Dans le monde réel le mensonge est rentable à court terme et la vérité à long terme, sur Internet, la vérité est rentable tout de suite. Prenons l’exemple de Priceminister. Vous pouvez vendre un produit de mauvaise facture, c’est très simple. Seulement, l’acheteur devra noter, à réception du colis, le vendeur. Si vous avez 0 sur 5 parce que vous êtes négligent, c’est terminé pour vous.

Le gain obtenu en étant malhonnête sera toujours inférieur au gain obtenu en étant honnête.
Cliquez ici pour retweeter - Partagez sur Facebook

Des sites comme Amazon, utilise l’intelligence collective pour “faire de l’argent”. Quand vous achetez sur Amazon, comme sur d’autres sites, quand vous faites le choix d’un produit, on vous propose systématiquement un autre produit acheté par les personnes ayant acheté ce que vous venez d’acheter, avec la phrase : “les clients ayant acheté ce livre ont aussi aimé”. C’est grâce à cette intelligence collective qu’Amazon gagne de l’argent.

C’est en ayant cette notion bien à l’esprit que nous avons voulu appliquer l’intelligence collective à notre webtv locale www.pulceo.com. Lorsque nous avons débuté, nous proposions aux entreprises un support de communication qui ne permettait pas l’interaction entre la marque et les clients. On reproduisait les codes des médias traditionnels. Aujourd’hui chaque entreprise peut converser avec ses clients, partager sur les réseaux sociaux ses actualités, ses produits, demander des avis…

Le métier de journalisme va évoluer. Il ne disparaîtra pas, selon moi, comme certains peuvent le laisser sous entendre. Dans l’intelligence collective, il faut toujours une personne qui puisse agréger les informations. L’intelligence collective permet le bouillonnement d’idées, de suggestions mais lorsque celles-ci ne sont pas récoltées, triées, l’intelligence collective ne peut pas être exploitée de façon optimale.

Dans l’ancien modèle, les journalistes représentaient l’élite, ceux qui détenaient l’information. Nous étions, nous simples quidams, obligés de subir l’information, nous ne pouvions pas y réagir (à moins d’envoyer une lettre aux courriers de lecteurs), nous étions passifs. Demain tout va changer. Ceux qui voudront s’impliquer, participer, rédiger, filmer, photographier… le pourront. Hier le journaliste qui était seul, se retrouve avec un grand nombre de correspondants ou de journaliste citoyens à travers la monde. Son métier sera aussi de sélectionner cette masse d’informations supplémentaires, de vérifier (si c’est possible) l’information. Des sites se sont même spécialisés dans la récolte d’informations en tout genre à travers le monde, les journalistes peuvent s’y rendent et utiliser des photos, des vidéos… C’est une autre façon d’utiliser l’intelligence collective des internautes.

Les entreprises qui appliquent l’intelligence collective sont souvent plus performantes que leurs concurrents. Multiplier l’intelligence des uns par celle des autres, est la clé du succès économique d’une entreprise de demain. Prenons l’exemple des logiciels libre comme Linux et Microsoft. La logique du logiciel libre est que tout un chacun peut participer à faire évoluer le logiciel en apportant des modifications au code et ainsi améliorer les performances et augmenter le nombre de fonctionnalités. Dans une structure hiérarchisée comme Microsoft, pour qu’une idée d’amélioration arrive à voir le jour, il faut une validation d’un certain nombre d’étapes et passer par un certain nombre de services. Le processus est lent. Cette lenteur n’est pas pénalisante dans l’ancien monde car toutes les sociétés fonctionnent de la même manière, elle l’est dans l’ère d’Internet. Les entreprises doivent intégrer l’intelligence collective pour affronter le XXIè siècle. Combien de temps nos institutions pourraient économiser à recueillir certaines informations, combien de centaines, voire de milliers ou de millions d’euros une entreprise pourrait économiser ou gagner à impliquer ses salariés. Les utilisateurs de ses produits ou de ses services veulent s’impliquer. Les utilisateurs engagés représentent entre 2 et 3 % des utilisateurs. Ce sont eux qui vont faire évoluer votre entreprise, ce sont eux qui vont améliorer vos produits. Il faut désormais qu’une entreprise accepte de ne pas être parfaite. Les publicités d’avant nous montraient des produits infaillibles, aujourd’hui les produits sont sans cesse perfectibles. Les produits seront, en quelque sorte, en version beta permanente.

Lorsque Google a pris en compte les liens entrants et les liens sortants pour indexer les pages des sites Internet, il a utilisé l’intelligence collective des internautes pour améliorer ses performances. Le moteur de recherche s’enrichit et se perfectionne à chaque fois qu’un internaute effectue une recherche. Prenons l’exemple de Noël, qui est à la fois une fête et un prénom. Les moteurs de recherche qui existaient avant Google pouvaient aussi bien vous donner des résultats concernant la fête et le prénom, les résultats n’étaient pas affinés. Là ou Google tire son épingle du jeu, c’est qu’il analyse les résultats que vous avez choisi par rapport à la requête Noël. Google hiérarchise les liens, ils les affichent du plus populaire au moins populaire. Si celles et ceux qui tapent la recherche Noël, sont majoritairement intéressés par la fête plutôt que par le prénom, alors il va référencer en priorité les sites qui parlent de la fête sur le mot clé “Noël”. Plus il y aura de recherches sur Google, meilleurs seront les résultats, meilleurs seront les résultats, plus il y aura de personnes à utiliser Google comme moteur de recherche. Le génie de Google est là, ils sont meilleurs de jours en jours. Cette automatisation, cette amélioration constante des résultats de recherche vous donne un aperçu du potentiel gigantesque de monétisation de Google. La régie publicitaire qui a été créé quelques années après la création de Google utilise cette logique d’intelligence collective, elle s’apelle Google Adwords.

On peut citer une exception dans ce paysage web : Wikipédia.

Wikipédia est la quintessence de l’intelligence collective. Sans la participation de l’internaute, ce site n’aurait plus d’intérêt. La plupart des sites, comme les sites de partages vidéos, ont besoin de l’internaute, mais la particularité de Wikipédia est l’enrichissement permanent du contenu par les internautes. Nous sommes dans l’exemple parfait de l’intérêt de l’utilisation de l’intelligence collective. Tout le monde bénéficie des connaissances de chacun et ainsi tout le monde améliore ses connaissances, etc. de nouveau ce cercle vertueux. Imaginons l’école de demain utilisant cette intelligence collective. Aujourd’hui, les élèves du monde entier apprennent un programme dispensé par un professeur. Imaginons que les élèves aient les meilleurs professeurs du monde, pas un ou une, mais plusieurs. Le web permet d’avoir accès aux travaux des meilleurs en quelques clics, d’avoir des vidéos de démonstration, d’exemple en quelques clics… Au XXème siècle, l’essentielle des découvertes ont été faite par une centaine de personnes. Ces personnes travaillaient seules, parfois elles étaient à contre courant, en marge des mentalités de l’époque. Imaginez si ces mêmes personnes avaient eu le web, le réseau. Quelles découvertes auraient-elles pu faire ? Et si l’école de demain était 2.0 ? A quoi cela ressemblerait. Chaque élève aurait un ordinateur connecté à d’autres élèves du monde via une plateforme type communautaire. Un intervenant éminent dispenserait son cours à un groupe d’élèves du monde entier, chaque élève apporterait ses connaissances pour enrichir le débat, la diversité des participants tant dans l’origine social que dans leur intelligence propre est un élément très important pour une application optimale de l’intelligence collective, nous aurions toujours un professeur pour animer les cours, répondre aux questions, apporter des compléments de réponse… Je suis convaincu que les élèves progresseraient, qu’ils seraient plus performants.

Certains y voient une limite. Avec ce système, qui consiste à afficher ce que les gens demandent en majorité sur un mot ou une expression donnée, vous laissez peu de place à la découverte, à la différence, à l’originalité. J’entends parfois certains donner l’exemple du bon vieux dictionnaire, quand vous lisez la définition d’un mot, vous avez aussi la définition d’un autre mot juste à côté qui n’a rien à voir avec le mot que vous venez de lire. Vous découvrez autre chose. Alors qu’avec la logique web, vous découvrez énormément de chose mais toujours en rapport avec la recherche initiale. C’est le cas Youtube, Dailymotion… qui vous proposent toujours des vidéos en rapport avec celle que vous êtes en train de regarder, nous sommes jamais dans l’aléatoire, jamais dans la découverte générale, dans la découverte certes mais restreinte à un thème, un mot, une expression. Le web, dans sa globalité, fonctionne de cette façon.

Les webtv et l’intelligence collective.

A l’heure ou j’écris ces lignes, peu de webtv, à ma connaissance, exploitent de façon optimale l’intelligence collective. Certes, développer une plateforme efficace demande des moyens. Seulement si vous voulez rendre votre service publicitaire pertinent et donc rentable, vous devez impliquer vos spectateurs dans le développement de votre média.

En dehors des commentaires ou des forums, qui sont la version “1.0” de l’intelligence collective, vous devez leur laisser un espace de dialogue, d’échange mais intégré dans une logique globale. Cette logique globale implique que leurs interactions doivent être liées au service publicitaire, elles doivent être partagées, lues par la communauté… Vous devez instaurer une communauté autour de votre média. Cette communauté vous permettra de faire vivre votre média, accessoirement (mais c’est essentiel) de le référencer, de proposer à vos annonceurs de la publicité ciblées en fonction des champs renseignés par vos membres, de recueillir des idées, des suggestions de vos membres pour améliorer votre média… L’avènement des réseaux sociaux, Facebook en tête, montre sans doute possible que le réseau social sera le premier point d’entrée sur Internet. Loin de moi l’idée de concurrencer Facebook, ce serait inconscient voire idiot, mais plutôt de proposer une plateforme qui permettra à vos membres d’échanger sur quelque chose qu’ils ont en commun : leur région. Vous devez être le point de ralliement de celles et ceux qui ont quelque chose à dire qui concernent leur ville ou leur région.

Toute cette richesse qui va émerger tout seule, vous devez la récolter, la trier, l’analyser pour la mettre au service de celles et ceux qui vous ont permis de la récolter. Toute cette énergie dépensée à faire vivre cette communauté, à l’animer vous permettra de proposer un service publicitaire plus performant que n’importe quel média traditionnel. Ne pas la mettre en application reviendrait à passer à côté de l’élément qui fait votre différence, et l’élément qui vous permettra, à moyen terme, de monétiser votre support.

Votre plateforme média doit aussi suggérer, proposer. L’objectif est que vos visiteurs regardent les vidéos, restent sur votre site le plus longtemps possible, participent à la vie de votre site. Pour que tout ceci soit une réalité, vous devez suggérer des articles, que d’autres membres qui ont les mêmes affinités que lui, ont aimés. Vous devez lui proposer un contenu personnalisé en fonction des champs qu’il a renseigné en s’inscrivant. Il est tellement plus agréable d’arriver sur un site qui vous propose un contenu qui vous correspond, fini le contenu subi, vive le contenu choisi. Tout doit être pensé à la carte et ciblé.

Vos annonceurs aussi doivent bénéficier de l’intelligence collective. Certes une phase pédagogique importante sera nécessaire car la logique web ne leur ait pas encore familière. Vous devrez leur expliquer en quoi c’est différent mais surtout toute la richesse qu’ils vont pouvoir exploiter. Demander à un commerçant local d’animer sa communauté sur une webtv relève du défi. Ils n’ont pas le temps nécessaire, pas les connaissances pour certains et pas l’envie pour d’autres. Ce n’est pas toujours agréable pour une entreprise d’accepter la critique. Pourquoi payer une publicité pour laisser aux spectateurs la possibilité de critiquer mon entreprise, mes produits, mes services ? Comment transformer ces réflexions à priori négatives en opportunité pour devenir meilleur et de fidéliser ? D’où l’importance de lier ce qui se passe dans la communauté et dans le réel.

Cet article invité a été proposé par Jean-Noël Toubon, créateur de www.media-webtv.fr

Déjà 4 commentaires

  • Bonjour
    Cet excellent article donne des idées sur le business de demain ou le modèle d’ entreprise rentable sur le web 2.0 . Google adwords ,Amazon , Wikipedia et Linux sont des bons exemple de réussite. Je citerai aussi cdiscount . Il faut beaucoup de travail et reflexions autour de l intélligence collective pour le faire rentrer dans les moeurs .
    Je dis aussi bravo à Sébastien qui a été bien inspiré par ce modèle d’ intelligence collective pour mettre en place la communauté des entrepreneurs dans sa formation LO .
    Merci à l’ auteur de nous avoir donné ces pistes de reflexion.

  • Bonjour Marmous,
    Merci pour ton commentaire, effectivement il va falloir beaucoup de temps pour faire rentrer cette idée dans les têtes des entrepreneurs (constat quotidien…)
    Bonne continuation !
    Jean-Noël

  • Grand merci à Mr Toubon pour cet article vraiment intéressant. J’ai depuis 2 ans un projet de création d’une web tv locale pour ma ville de résidence Montluçon (dans l’allier).

    Etant moi même vidéaste indépendant, j’ai été rencontrer le maire pour lui présenter le projet histoire d’obtenir un soutient ça n’a pas vraiment intéressé la municipalité, le maire n’étant pas vraiment branché technologie ou web.

    Du coup j’ai décidé de lancer le projet en autofinancement (il n’a pas encore vu le jour). Mais après avoir lu votre article, je me dis que j’ai bien fait d’attendre parce que sérieusement je ne pensais pas du tout à cette principe d’intelligence collective que je sais pourtant très performant étant utilisateur régulier des sites Amazon, price minister, google, cdiscount etc…

    Mais je sais que mettre en place une telle web TV demande beaucoup de moyens. Auriez vous des conseils? un livre sur ce sujet? une formation? qui puissent aider pour se lancer?

    Merci encore pour cet article enrichissant.

  • Très bonne cette idée d’intelligence Collective c’est vraiment la clé du succès de la Web tv

À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

/* ]]> */